Éditorial de Mars 2020

CORONAVIRUS ou PIQÛRE DE RAPPEL ?

Peste. Grippe espagnole. Choléra. Diphtérie. Tout cela dans le désordre. Et voilà que Coronavirus ramène sa fraise, après une longue accalmie, lors de laquelle Homo Sapiens en profita pour développer ce qu'il appelle fièrement « la Croissance ». Je parle de la croissance des cargos chargés jusqu'à ras bord de containers judicieusement remplis de...de quoi donc !? Ah, je ne saurais vous énumérer le détail des joyaux contenus dans ces containers transitant depuis la Chine : Epingles de nourrice ne se fermant que rarement - épingles à grosse tête aimant se plier au mauvais moment – ciseaux de tous calibres- coupant bien – trop bien – de travers – ou pas du tout. Meubles en kit – maisons en kit – fleurs en vrai nylon – vases en plastique de tous calibres – chaussures à semelle spécialement polies pour bien glisser – colles fortes, demi-fortes – gels pour cheveux forts, cartonnant, mouillant – pâtes dentifrice pour enfants, adultes et vieillards – pantalon avec ceinture aux genoux - colle pour dentiers - pantalons taille basse, taille haute, avec lacération ou sans lacération – shampoing pour cheveux gras, secs, normaux, pour blondes, brunes, chien, chat – colorants pour gâteaux, boisson, viande, cheveux, tissus...

 

Dois-je parler des Big Burger !? Ah ben non, ils viennent des USA. Sur d'autres cargos, probablement. A moins qu'il existe des machines importées de Chine pour fabriquer maintenant aussi des Burger à base de soja et de riz ?

 

Excusez-moi, mais : épuisée jusqu'au vertige à essayer de réaliser un petit bout d'inventaire cohérent - à défaut d'être exhaustif – des fameux  containers venant de Chine, j'avoue forfait et renonce en face de l'ampleur de la tâche. Je m'avise juste en passant qu'il ne faudrait peut-être pas que j'oublie l'essentiel : les masques...Je me demande comment font les gens pour manger leur Burger sans manger leur masque ? Je ne sais pas non plus si les masques sont biodégradables un peu, beaucoup, ou pas du tout, et comment cela se passe, dans les océans, maintenant : les masques sortent-ils par l'anus, après être rentrés par la bouche, dégradés, un peu, beaucoup, ou pas du tout, chez les baleines, les gros poissons, les petits, et les anémones de mer ? Mais j'oubliais : pour les anémones, l'anus, c'est aussi la bouche. Cela devrait simplifier le problème.

 

Et le coronavirus, dans tout ça !? Le vicieux ! Non content de disposer de cet abracadabrant attirail à chaque aspérité duquel il est susceptible de s'accrocher pendant qu'il bénéficie d'une croisière gratuite au long cours,  le voilà qui se met, de plus,  à s'accrocher carrément, aux humains ! C'est là que la partie se corse ! Et qu'Homo Sapiens s'inquiète ! Fichtre ! Nous ne sommes quand même plus à l'ère de la peste noire ! La nature devrait comprendre que, dans cette bataille, l'homme à présent, a évolué ! On ne l'y reprendra plus à se laisser contaminer aussi bêtement ! : « A vos masques, prêts – partez ! »

Bon, d'accord : Coronavirus, il y a pire, certes. Il ne fait mourir, le plus souvent, que de pneumonie, et le pourcentage des victimes ne dépasse pas (pas encore?) trois pour cent des atteints...Du moins, d'après mes calculs....Mais il serait temps de montrer à dame nature qu'elle a quand même trouvé, en la personne d'Homo Sapiens Scientificus, enfin, un interlocuteur valable. Qui sait relever les défis. Surtout à présent que sur les réseaux sociaux, et grâce au nombreux médias, les nouvelles rivalisent dans leur vitesse de reproduction, avec les virus !

Juste une idée en passant :

Et si, dans tout ça, Homo Sapiens se trompait d'ennemi !?

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