Cycle vicieux de la surconsommation symbolisé par l'obésité

par Marthe Humbert

Le terme « surconsommation » peut ne pas inspirer le public...Encore que...Cela dérange une certaine aspiration au confort mental de tourner dans sa tête un problème que souvent on préfère éluder, parce que – vraiment – c'est un casse-tête !!

 

Par contre « l'obésité », cela accroche de suite...(Fuyons ce corps difforme que l'on ne saurait voir) !

Pas besoin d'une démonstration complexe pour savoir d'où provient l'obésité... Il est compliqué de cuisiner. A part quelques fanatiques, hommes ou femmes, dont c'est le dada de confectionner de bons petits plats, à longueur de journées bien remplies, beaucoup d'autres n'ont d'autre choix que de se précipiter, avant le repas du soir, en revenant du boulot, sur les rayons du plus proche hypermarché encore ouvert pour déverser dans leur voiture une multitude joliment colorée de victuailles bourrées de sel (sodium), de sucre (glucose), d'amidon de maïs transformée, d'huile de palme (graisses hydrogénées) ; et d'une très longue et inquiétante liste de produits désignés par « E », numéro x ou y, qu'il vaut mieux, effectivement, désigner par cette innocente majuscule, que par tous les méfaits dont ils sont responsables sur l'organisme vivant, que ce soit celui du digne humain, ou d'un animal inférieur. L'écriture de l'étiquette, lisible avec une bonne loupe pour un oeil « moyen », soit pas trop exercé ni spécialement performant, contribue pudiquement à endormir nos craintes, au cas où par hasard notre esprit serait encore assez actif, après une journée de labeur, pour s'inquiéter de grand chose...

 

Pour les autres, se précipitant dans un hyper pendant l'une de leur journée « relax », il faut distinguer plusieurs types de population.

 

Les uns, par exemple, vont surtout privilégier les plats industriels « tout prêts ». Par goût, ou par manque de temps chronique, ou par désir « de ne pas trop s'embêter »... Ou pour plusieurs de ces raisons conjuguées. Ils vont donc remplir leur caddy de : amidon transformé -  maïs OGM – graisses hydrogénées (dites « trans ») – sel – au pluriel – et en quantité astronomique – sucre – au pluriel et en quantité idem – colorants divers et quantités astronomiques de « E n° x ou y »

Peu, parmi eux, vont avoir la prudence de choisir les produits où la liste des « E n° x  ou y» est la plus courte...

N'oublions pas poivre et piments divers qui vont contribuer, avec les conservateurs divers, à un entretien chronique des ulcères d'estomac.

Dans le choix, énorme, de ces plats préparés, n'oublions pas les petits plaisir d'après-repas (glaces et crèmes variées).

Pour ceux qui préfèrent ne pas avoir à réchauffer au micro-onde, et qui de ce fait ne prendraient ni pâtés croûte ni croque-monsieur, il y a la merveilleuse solution des

pizzas et des  différents burgers : « hamburger, etc. », leur point commun étant qu'outre l'alibi de 2 feuilles de salade verte, et d'une tranche de tomate, la plus grande partie de leur masse est faite de délicieux pain de mie (pas besoin de mâcher...) - celui-ci agrémenté d'énormes masses de saucisses, jambons, hachis, mayonnaise et frites « maigres ». J'entends par « maigres » les nouvelles variétés de frites, gonflables au four sans bassine d'huile. Ce qui, pour une grande partie des consommateurs, est une raison suffisante pour en absorber sans état d'âme à longueur de repas.

 

Là, je ne viens de distinguer qu'une partie de la population se précipitant dans les hyper – le soir venu – ou dans la journée – lorsqu'ils en ont le loisir :

 

Soit la partie qui n'aime pas (ou ne peut...) s'encombrer de cuisiner. Je m'aperçois que je viens d'omettre une catégorie d'alimentation culturellement super-importante, bien que diététiquement pas vraiment au top : le rituel des barbeculs ! Les gens adorent se transformer en indiens, avec des feux de camps, ; vivant en primaires (donc forcément écolos), sur le confort de leur terrasse, avec un laborieux feu de camp remplacé par un âtre ultramoderne, et des combustibles s'enflammant dans un clic de votre pouce contre le majeur.

 

Il suffit d'avoir consommé 3 chippolatas, et 2 côtelettes de porc pas trop raccornies, avec du pain de mie, ou, mieux, du pain aux céréales (c'est plus sain), et picoré une feuille de salade avec de la sauce au soja (celle-ci forcément plus saine que ces sauces à l'huile de palme) pour se croire faire partie de l'élite des troupes de Nicolas Hulot. (Et que le voisin se plaigne de la fumée âcre venant agresser, toutes fenêtres ouvertes, son trop délicat odorat, ne va pas changer grand chose à la conception de nos écolos méconnus !)

A présent – enfin, j'en arrive à la partie qui « aime » s'encombrer de cuisiner. Je ne dirai pas « qui PEUT » s'en encombrer, car quand on aime, on peut... :

 

Donc notre catégorie « cuisinante » est là, rêveuse, déambulant dans les différents rayons, affligée et perplexe : c'est une responsabilité, quand même, de choisir « au mieux » - ou plutôt « au moins mal ». Car les pièges ne manquent pas : depuis les artichauts, qui laissent sur vos doigts une saveur inquiétante, lorsque par hasard vous portez ceux-ci à la bouche, après les avoir pris en main, et une eau colorée d'un vert suspect après cuisson, en passant par la côte de bœuf d'un merveilleux rouge – trop beau pour être vrai – et en vous attardant devant le rayon « tomates ». Celles-ci rutilantes, pour lesquelles vous avez définitivement perdu l'espoir qu'elles puissent évoquer autre chose, au niveau du palais, que de la matière apparemment comestible pour individus ayant perdu tout sens du goût. Arrivés devant le rayon des conserves, vous rêvez à une soupe à la tomate qui, enfin, sente la tomate, et afin qu'elle soit mangeable, cette soupe, et point trop bourrée de sel, piments et conservateurs, vous rêvez d'y rajouter beaucoup d'eau, et...un peu de crème ! Celle-ci n'étant pas, a priori, faite de graisses « trans » ! Vous dirigeant dès lors vers l'eau minérale, enfin rassurée (je parle au féminin...), vous remplissez une bonne partie du caddy d'une eau « la moins minéralisée possible », afin de ne pas déséquilibrer ce que les médecins appellent « votre milieu intérieur », mais il reste encore néanmoins une bonne partie du repas à approvisionner – surtout si votre rein n'est pas trop bien portant, et que de ce fait vous deviez rationner l'eau...

 

 

Le rayon « boucherie » est particulièrement soigné : depuis la côte de bœuf, bien en muscle, toute rouge (trop?) sur laquelle médire semble inopportun, et que, probablement, vous allez programmer au menu – malgré le « trop » - car vous n'avez pas non plus la preuve formelle qu'elle ait grossi aux antibiotiques, en passant par la côte de veau, que vous savez « mangeable », par expérience – du moins pour la partie touchant l'os – enfin – avec ça vous aurez de quoi « oeuvrer le moins mal », et remplir un coin de votre estomac qui commence sérieusement à souffrir de la faim !

 

Grand soupir soulagé : vous considérez ensuite rêveusement le poulet, bourré aux oestrogènes, à 3,58 € le Kg – pas cher – mais la mauvaise réputation des oestrogènes, faisant grossir les seins, sans même parler du risque cancérigène, vous chasse  loin du rayon perfide...pour atterrir à celui du poisson, où vous vous cramponnez un temps : pas de poisson d'élevage...le saumon bradé mais nourri à la poudre de...de...d'antibiotique ou d'oestrogène – ou des deux  ? – « dans le doute, abstiens-toi , fifille...» – la morue, pas chère et de haute mer ? – rêvons qu'elle n'est pas polluée au mercure ou autres métaux lourds, et qu'elle n'est pas gonflée au plastique ! Allez, chiche pour la morue !

 

Avec tout ça, jusqu'à présent, vous n'avez fait que choisir « par défaut », plutôt que « par goût ». 

 

Retour au rayon légumes : les haricots semblent frais...quitte à bien les laver – ah, voici du concret à vous mettre sous la dent ! Les pommes de terre ? Les rattes sont chères, mais heureusement pas sucrées : en robe des champs, pas trop de problèmes pour l'épluchage, sans compter le côté « sans graisse »  - adjugé - mais à éviter si vous avez une bande de jeunes affamés, pressée d'engloutir, et peu habile à l'épluchage des patates chaudes !

 

Allez : rayon fruit : vous craquez pour les fraises ? Vous avez raison, elles sont craquantes. Et parfois pas trop décevantes, malgré leur ventre tout blanc et inodore. Ne rêvons pas, la vraie fraise n'existe plus, sauf dans le jardin...et comme les jardins sont très rares maintenant...Enfin, bon, le caddy est déjà un peu rempli...Vite un mélange de pommes, pas trop de Golden dont juste le nom a de la saveur, pas trop de Pink Lady parfumées d'une façon plutôt snob, un peu de Grany, un peu de Royal Gala, une grosse du Canada... Des oranges « à jus ». Vous ne résistez pas, et adorez le jus d'orange – obtenu «  à la main », car au mixer, les pesticides imprégnant la peau vont « venir avec ». Et voilà, vous avez bonne conscience. Reste à trouver « le bon pain »,  le bon beurre (pas salé, surtout, le sel vous guettant à tous les tournants...), pas de margarine, surtout, car les graisses transformées, dites trans, sont l'un des pièges dont vous êtes, depuis longtemps, aguerries (je parle au féminin, car j'en suis!)

 

Arrivé(e) - (je parle au féminin-singulier, car à présent j'ai braqué la caméra sur ma petite personne...) arrivée à la maison, il vous reste à présent à confectionner le repas : mais vous êtes en retard. Et votre estomac crie famine. Or, prudente , vous disposez, dans le frigo, d'une plaque de chocolat aux noisettes largement entamée. Deux carrés seront croqués à belles dents – les deux autres restants seront conservés pour des jours meilleurs, car vous en avez assez d'encombrer votre bouche de particules de noisettes décidément trop râcleuses de gorge.

 

Vous vous mettez à table, seule ou en compagnie – et vous mangez – ENFIN - 

Le soir, pas trop affamée – et restant perturbée par tous ces pièges de la modernité – et de la facilité – vous vous informez sur internet – et vous apprenez...des tas de choses., car un lien vous renvoie à un autre, alors vous lisez...et retenez... Ce qui vous semble grave, important ! QUOI ?

- Que plus de 50 médicaments sont carrément dangereux !

  • Que le « cholestérol » est indispensable, et l'excès de cholestérol défini très arbitrairement et le plus souvent moins dangereux que les différentes statines qui pourraient vous être prescrites pour le combattre !
  • Que le diabète est la maladie des pays développés, tels que le nôtre (et en Amérique du Nord davantage encore!), et que l'obésité qui s'en suit y est un fléau, pas seulement question de silhouette, mais surtout de SANTE !
  • Que le sel retient l'eau dans le corps...Pourquoi ? Car le sel est indispensable à notre vie. Mais en certaines quantités. De même que la graisse. Mais, pendant des milliers de générations d'humains, notre corps a manqué de sel, et de graisse. Alors, il s'est adapté pour les stocker, ces matières précieuses à la vie ! Dès qu'il en a au-dessus de ses besoins, il stocke. De même que les différents sucres (dont le glucose, le saccharose, etc.) sont stockés aussi, dans nos muscles, et mis en réserve, dans notre foie, convertit d'abord en matière « stockable », c'est à dire en glycogène. Et si le stock ne suffit pas, alors, contraint, notre corps sacrifie une partie de la graisse stockée pour redonner au corps du combustible, sous forme de graisse transformée en glucose. Donc, pour que notre corps  se résigne » à « manger sa graisse », il faut déjà que le foie ait épuisé ses réserves de glucose... En fait, notre corps est très bien organisé pour une survie en milieu pauvre...et pas du tout organisé pour une vie « en milieu riche » !!
  • Concernant « le sel » : nous n'avons pas d'organe où on peut stocker l'excès de sel. Or notre milieu intérieur (lymphe, sang), exige une concentration bien définie en  nutriments, sels minéraux, déchets, etc. Un examen de labo montre bien les fourchettes au-delà ou en-deça desquelles les produits concernés seront en concentration trop faible, ou trop forte, donc nous savons qu'il y a une limite du trop ou du pas assez au delà de laquelle notre santé sera en danger croissant.

 

Si « le sel » (le chlorure de sodium) est absorbé, régulièrement, en quantité supérieure au besoin, une certaine quantité, certes, sera éliminée par l'urine. Mais le trop, ne pouvant être stocké dans un organe précis, va simplement « retenir l'eau », et être stocké, partout où il le peut..sous forme d'eau...celle-ci salée à la concentration normale. Comprendre les choses ainsi : le sel, absorbé en quantité plus que nécessaire, est comme un poison que le corps neutraliserait en augmentant sa propre masse : en délayant le poison. Car notre corps a appris, pendant des milliers de générations, à retenir les substances utiles, et à rejeter ce qui l'empoisonne. Il a appris que le sel lui était indispensable. Il n'a jamais eut l'occasion d'expérimenter une vie avec « trop de sel ». Alors il essaye de s'adapter, maintenant, à cette nouvelle vie.

 

A consommer sans modération tous ces produits dont nous ne nous rendons même plus compte qu'ils sont bien bien trop salés, nous forçons notre corps à boire en conséquence...et à conserver l'eau en-même temps que cet excès de sel. Pas étonnant qu'on nous répète tout le temps : »buvez, buvez » !

 

Or, il est facile de boire quand on absorbe le sel au-dessus d'une certaine quantité...

Facile – et obligatoire. Ce n'est pas vrai du tout lorsqu'on consomme peu de sel. Mais de cet aspect des choses, peu de médecins vous parleront. Car beaucoup (trop...) d'entre eux ont trempé dans le bénitier de la culture du médicament avant celui de la culture de l'hygiène de vie ! 

 

Boire beaucoup, en-même temps que d'absorber trop de sel...

Ce qui, en-même temps, fait monter la tension, et fatigue le cœur.

 

Les personnes obèses sont les victimes au sens concret -Et de plus symbolique - de ce forcing à la surconsommation. Ce sont de profondes habitudes de vie, de lieux d'achats, de nature d'achats, qui doivent être bouleversées, avant que ces victimes ne puissent sortir du tunnel. Nos habitudes d'achat et de consommation sont une drogue aussi puissante que celle des drogués au tabac, au cannabis, à l'alcool ou à l'héroïne ! Ils tremblent de plaisir en soufflant la flamme de leur allumette et en faisant tournoyer leur whisky au fond de leur verre épais aux parois bombées. Tout un rituel de plaisir variés et conditionnés, comme pour le chien de Pavlov .

 

 Il faudrait une politique volontariste de nos gouvernants, à l'échelle de l'Europe, et pas que de la France, pour « ramer contre ».

En attendant, que propose-t-on ? Bouger ? C'est très bien...mais comment aller au boulot à pied quand il faut faire 30 km x 2 tous les jours ? Comment résister à la nouvelle culture des trottinettes électriques ? 

Certes, des coachs vous font maigrir...stages prônés à la télé, mais qui sont onéreux (très...) et surtout ponctuels. Après, on retombe dans les achats pernicieux de toute nature...on prend des médicaments antidiabétiques, car on n'a pu éviter le diabète...OR : un diabète de 1,3 g par litre (130 cg/l), très fréquent de nos jours, peut parfaitement bien se neutraliser sans médicaments en faisant simplement, avec persévérance, « attention », tous les jours, aux produits achetés et consommés !

C'est apparemment plus simple de consommer des médicaments !

Le cycle vicieux est loin de s'arrêter là : on va consommer des antihypertenseurs loin d'être anodins pour faire baisser une tension  qui n'est trop élevée que grâce à l'excès de sel absorbé, excès dont la plupart ds gens ne sont même pas conscients...

 

Et quand le rein, fatigué d'éliminer nos toxines – dont aussi les principes actifs des médicaments trop souvent consommés en excès (un tour sur internet a très vite fait de convaincre...), quand ce rein, fatigué, ne peut plus correctement faire son boulot, que reste-t-il pour y palier !? La dialyse – ou la greffe – pas drôle, quand même...Cela évoque pour moi le conte célèbre de Pinocchio au nez trop long, lequel, s'empiffrant de sucre d'orge et autres joyeusetés, quitta sa foire magique, muni de grandes oreilles d'âne.

 

Suralimentation > diabète et hypertension - maladies du foie – du pancréas – du système cardiovasculaire > médicaments > augmentation des doses > insuffisance hépatique et rénale > dialyse et ou greffe du foie > fin de vie pas drôle !

 

De très lourds, onéreux, et handicapants moyens si évitables si la religion de la consommation n'était pas placée sur un piédestal.

 

Mais j'en reviens à l'obésité : là aussi, cycle vicieux : on est obèse, et en souffrant parfois beaucoup, moralement ET physiquement, on cède aux sirènes de la publicité, et on décide de se faire opérer. Heureusement, tous n'y auront pas accès ! C'est plutôt sérieux, comme enquête préalable. Un petit tour sur internet vous persuadera que c'est loin d'être anodin. A priori, on peut penser comme ça : »pourquoi me priver, pourquoi me torturer à m'obliger de ne pas manger ceci – et cela – puisque, en quelques coups de bistouris,  je vais me retrouver  taille mannequin ». Je passe sur la peau « trop grande » qu'il va falloir prendre en compte. Sur l'irréversibilité de certains types d'opérations, sur l'estomac qui va s'agrandir, parce que, contrairement à votre volonté propre, lui, il réclame et VEUT manger (!), je ne prends en compte que « le moyen » terme, et même pas le long terme : j'ai vu, de mes propres yeux, une jeune femme, ainsi opérée, passer, du stade « mannequin et fière de l'être », à la petite personne anorexique, anémique, souffreteuse, ne sachant plus quoi faire d'elle-même et de son pauvre corps décharné, privé des plus élémentaires substances.

Ne surtout pas croire que vous vous sentirez heureux dans ce corps ainsi rééquilibré (très provisoirement), par ce genre de forcing : on ne PEUT plus manger à sa faim...mais on a quand même faim ! Même si la moindre bouchée en trop vous écoeure. Et ou bien ce qui vous reste d'estomac s'élargit, et, glouton, réclame « sa part » - c'est la solution la moins mauvaise – ou bien votre corps ne synthétise plus les éléments nécessaires, et pas que la vitamine B12 pour empêcher l'anémie, et pas que le calcium pour empêcher l'ostéoporose...

 

Autrement dit le risque de trop consommer en appelle un autre, le risque d'infirmité, voire de mort, par l'incapacité du corps à se nourrir, devant une montagne de nourriture !!

 

Personnellement j'ai 87 ans, je peux mourir (comme chaque personne qui me lit), à l'instant même, demain ou bien plus tard. Mais actuellement, je suis capable d'écrire ces lignes, paisiblement, de rouler en voiture, je ne prends aucun médicament – au grand dam de mon pharmacien, qui est aussi parfois mon conseiller en hygiène de vie – j'ai généralement 12 – 7 de tension, au repos, 1,10 g/l de glycémie, à jeun, et je pèse 57 kg pour 1,62 sans talons (car j'ai rapetissé de 3 cm depuis mes vingt ans...)

 

Je souffre d'un début de glaucome. Quelqu'un – devrais-je dire « un ami » ? - à qui je me plaignais de cette maladie de l'oeil – me rétorqua – peu amène : »Mais vous avez 87 ans – vous l'oubliez un peu souvent – non !? »

 

Du tac au tac, je lui répondis : «  Ce qui vous embête surtout, c'est que parfois je réussis vraiment à l'oublier...et même à VOUS le faire oublier ! »

 

Héhé !hié ié  ( j'aime faire des rimes ! )

Surconsommation eve sans petition

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